Tintin lutte contre le Mal en général, ou du moins contre tout ce qu'il estime être mal[2]. Dans Les Cigares du Pharaon, Le Lotus bleu et Le Crabe aux pinces d'or , il affronte des trafiquants de drogue. Dans Coke en Stock, il lutte contre des marchands d'esclaves. Dans L'Affaire Tournesol, il cherche à empêcher deux états imaginaires, la Syldavie et la Bordurie, de s'emparer d'une arme qui pourrait s'avérer encore plus destructrice que la bombe atomique.
En outre, Tintin est curieux (dans le bon sens du terme), ce qui le pousse à tenter d'élucider toutes sortes de mystères. Courageux, il prend toujours la défense des faibles et n'hésite jamais à défendre des enfants (Tchang, Zorrino...) ou à sauver des vies au péril de la sienne. Ainsi, dans Tintin au Tibet, il se lance dans une dangereuse expédition dans les montagnes himalayennes pour retrouver et sauver son ami Tchang. Il manifeste également une grande fidélité envers ses amis et est toujours prêt à pardonner. De plus, il est d'un tempérament calme et posé, et préfère analyser la situation avant d'agir.
Tintin est en somme un archétype de l'enfant idéal, sans défauts ni états d'âme. Hergé a introduit à côté de cet ange un personnage qui se pose des questions : son compagnon canin, Milou, qui connaît les difficultés du choix et des tentations.
Enfin, les travers de l'être humain, avec les erreurs et la rédemption, les rechutes et les actes de courage, les interrogations et les faiblesses sont incarnés par le personnage du Capitaine Haddock, tandis que Tintin reste le héros immaculé.